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Suicide d'un détenu à la prison de Fresnes : l'UNESCO retire à la France son label Patrie des Droits de l'Homme

du Rédacteur Suprême
publié le 18-08-2010

On apprenait hier le suicide d'un détenu – appelons-le Maurice Dubonchoix pour ne stigmatiser aucune communauté – au centre hospitalier pénitentiaire de Fresnes. Les faits reprochés à cet homme malade du cœur étaient graves : il avait été condamné à un an de prison ferme pour non port de la ceinture de sécurité. Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur et des races, a immédiatement réagi, ainsi que Michèle Aliot-Marie, ministre de l'injustice de l'intérieur, pour défendre leurs administrations respectives et justifier l'injustifiable. Toutefois, les répercussions de cette tragédie seront mondiales : l'ONU réclame des sanctions, en rappelant que déjà la semaine dernière elle avait critiqué le discours de notre présidentissime sur les voyous pas de chez nous. L'Unesco fait savoir pour sa part qu'elle envisage de retirer la France de sa liste du patrimoine mondial des Droits de l'Homme.

Le premier à réagir fut évidemment Brice Hortefeux, le ministre collé cet été qui n'a pas eu le droit de prendre de vacances, chargé de garder l'ordre de la France du corps traditionnel avec Frédéric Lefebvre, porte-haine de l'UMP. "Les forces de l'ordre ont fait un travail remarquable en janvier en interpelant ce dangereux multi-récidiviste de la conduite sans ceinture de sécurité et sans permis", explique le ministre qui fait vomir qui s'y connait en condamnations puisque lui-même susceptible de subir une peine plancher en cas de récidive de propos racistes.

"Le GIR tenait l'individu sous surveillance discrète depuis plusieurs mois car on savait qu'il continuait de conduire malgré l'interdiction qui lui avait signifiée lors de ses précédentes infractions", poursuit Brice Hortefeux, qui regrette toutefois que "les services fiscaux du GIR n'ont pas eu le temps de terminer leur enquête sur le train de vie de ce Monsieur Dubonchoix mais sa succession sera étudiée de près".

Plus nuancée, la ministre de l'injustice évoque "le décès regrettable d'un homme condamné conformément aux procédures en vigueur" et précise que "Monsieur Dubonchoix a reçu les meilleurs soins possibles vu son état et la nécessité de le garder en détention au regard de la gravité des faits qui lui étaient reprochés".

Frédéric Lefebvre, porte-haine du parti unique, a apporté son soutien aux ministres et les a assurés de "la solidarité de l'UMP dans les moments difficiles qui s'annoncent puisqu'on n'échappera évidemment pas à une injuste et calomnieuse campagne de la presse trotsko-fasciste".

Christian Estrosi ne pouvait bien entendu pas laisser ses compagnons et a publié un communiqué dans lequel il justifie la condamnation pour non port de la ceinture de sécurité : "qu'on ne vienne pas me dire qu'il ne mettait que sa propre vie en danger, l'exemplarité au volant c'est important et ça concerne tout le monde, d'ailleurs c'est aussi la responsabilité des maires de s'assurer de ça et c'est scandaleux qu'autant de maires de gauche ne fassent rien pour obliger leurs administrés à porter la ceinture de sécurité".

Le présidentissime Nicolas Sarkozy réfléchissait depuis la nouvelle du décès de Maurice Dubonchoix sur la conduite à tenir. "C'est vrai qu'il y a beaucoup de gens qui meurent volontairement en prison et de gens qui sont condamnés ou mis en garde à vue pour n'importe quoi, que même que le conseil constitutionnel m'emmerde avec ça", analysait-il en rentrant de la pêche aux écrevisses, "alors pourquoi en faire un plat pour ce gars-là plutôt que pour tous les autres ?"

Cette profonde réflexion a toutefois été interrompue par l'appel téléphonique de l'Unesco à l'Elysée qui menace clairement de retirer la France de la liste du patrimoine mondial des Droits de l'Homme dont, rappelons-le, elle occupe la première place du classement depuis 1789, avec une seule brève interruption de 1940 à 1944.

"Est-ce que nous avons besoin du label Patrie des Droits de l'Homme pour relancer la croissance avec les dents ? Est-ce que j'ai été élu pour qu'on reste les premiers d'un classement qu'il est pas moderne ?", interrogera le présidentissime prochainement lors de la réunion interministérielle prévue cette semaine à Brégançon. Un Nicolas Sarkozy qui n'exclut pas de laisser l'Unesco déclasser la France, "pour que tout soit cohérent et qu'on fera des économies en communiqués de presse pour se justifier sur ce qui se passe dans les prisons".

#prison | #Fresnes | #Unesco | #patrie des droits de l'homme

 

Rédacteur Suprême

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