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Émeutes en Tunisie : la France envoie des CRS au président Ben Ali

correspondance du Médoc
publié le 11-01-2011

C'est tout naturellement à Bruno Le Maire, ministre de l'agriculture, qu'a échu la tâche de prendre position en faveur du président tunisien Ben Ali au nom du gouvernement français. Sur l'antenne de nos confrères de Canal Plus, le ministre a ainsi déclaré que "avant de juger un gouvernement étranger, mieux vaut bien connaître la situation sur le terrain", avant d'ajouter que "le président Ben Ali est quelqu'un qui est souvent mal jugé de ce côté de la Méditerranée malgré le large soutien populaire qu'il reçoit à chaque élection".

Le président Ben Ali attend les CRS avec confiance
CC Wikimedia

A notre correspondant qui s'étonnait que ce soit le ministre de l'agriculture qui vienne expliciter la position française sur la situation en Tunisie, une source bien désinformée à l'Élysée a répondu : "nous n'avions pas le choix : notre présidentissime ne pouvait intervenir car il participait à une séance de gymnastique périnéale, son premier collaborateur adjoint, M.Fillon, avait un rendez-vous médical pour son injection mensuelle de Botox qui lui évite tout risque de sourire, M.Juppé, ministre de l'armée désarmée, suit actuellement un stage commando pour participer en personne au sauvetage des otages français détenus au Mali pour en remontrer aux troupes françaises qui n'ont pas su suivre efficacement correctement ses ordres au Niger… bref il ne restait que Bruno Le Maire ou Frédéric Lefebvre".

Malheureusement, comme nous l'indiquait son cabinet, l'ex porte-haine de l'UMP, dans le cadre des importantes fonctions qui lui sont maintenant dévolues au secrétariat d'État du Commerce, de l'Artisanat, du Tourisme, des Services, des Professions libérales et de la Consommation, était occupé par ailleurs par l'inauguration de la supérette d'Alleyrat, dans la Creuse, avant une réunion publique sur la désertification des services publics à Saint Médard la Rochette.

Quoi qu'il en soit, le débat était ouvert et, faute de réaction franche d'une opposition accaparée par ses problèmes internes et notamment celui de savoir qui est le nouvel enfant caché de François Mitterrand, le gouvernement a considéré que la posture de soutien à Ben Ali était généralement approuvée par l'opinion publique française de souche.

C'est pourquoi, d'après nos sources bien désinformées, la France devrait dans les heures qui viennent soutenir activement le régime du président tunisien. Plusieurs compagnies de CRS seraient d'ailleurs actuellement prêtes à embarquer à l'aéroport de Roissy si le temps et les réserves de glycol le permettent. Présent au pied de la rampe d'embarquement, Brice Hortefeux, ministre de la haine intérieure, aurait prodigué à ses hommes un discours particulièrement émouvant et plein d'allant dans lequel il a notamment mis en avant l'expérience des policiers français dans le domaine de la gestion des émeutes : "comme vous le savez, la Tunisie est un pays peuplé d'émigrants auvergnats. Nous aussi nous sommes régulièrement confrontés à des émeutes d'Auvergnats. Nous pouvons donc apporter un soutien efficace à M. Ben Ali dans sa lutte pour la sauvegarde de la démocratie".

Une intervention qui, on s'en doute, n'est pas sans contrepartie. En effet, elle sera l'occasion pour les Compagnies Républicaines de Sécurité de mettre en place un test grandeur nature de ses nouveaux équipements en pistolets tasers et flashball sans s'attirer les critiques des organisations des droits de l'Homme soutenues par le lobby socialo-bolchevik irresponsable.

#Tunisie | #Ben Ali | #Bruno Le Maire | #Auvergnats

 

Correspondant en Médoc

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