@desinfopointcom
credit33.fr

Tunisie : la cote de popularité de Ben Ali s'effondre (sondage IDOF)

correspondance du Microcosme
publié le 14-01-2011

Tunisie - Les manifestants, rassemblés par milliers vendredi à Tunis et en province, exigent le départ immédiat de Zine El Abidine Ben Ali, au pouvoir depuis 23 ans, ne se satisfaisant pas de ses promesses de quitter le pouvoir seulement au terme de son mandat en 2014. Prenant très personnellement cette agressivité, il s'en est suivi une réaction assez émotionnelle du président tunisien qui a décrété l'état d'urgence dans l'ensemble du pays, limogé le gouvernement et expulsé des milliers de touristes européens. L'armée a pris en fin d'après-midi le contrôle de l'aéroport international de Tunis Carthage et l'espace aérien a été fermé, juste après le départ du président auquel notre présidentissime considérait en 2008 qu'il n'avait "pas de leçon à donner en droits de l'homme".

Image prémonitoire : le président Ben Ali sur fond de ciel tunisien
CC Flickr - flun1tr4z3p4m

La réaction du peuple tunisien ne s'est pas fait attendre : d'après un sondage sortie des émeutes réalisé ce soir par l'IDOF (Institut Désinformation et Opinion Francophone) en Tunisie, la cote de popularité du président Ben Ali est en chute libre, avec seulement 8% des Tunisiens qui souhaitent "le voir revenir pour se faire enterrer à Tunis".

Pourtant, Ben Ali est un être humain sensible et très porté sur l'affectif, qui souffre depuis son enfance de n'être pas vraiment aimé. Petit- à cette époque la mer morte était encore en phase terminale -, il n'avait pas de camarade à l'école, et quand il jouait à cache-cache, personne ne le cherchait. Enfant il disait vouloir être quelqu'un, mais n'ayant jamais précisé qui, il sera simple dictateur.

Très épris de morale épicurienne, il su partager la sensation interne du plaisir pour lui et de la douleur pour les autres, surtout ses opposants. Grand démocrate participatif reconnaissant que l'appellation "homme d'Etat" désigne souvent un politique déjà décédé, il décida de meubler l'Histoire de la Tunisie de grands décideurs. Epicurien réfutant les philosophies austères, il enseignait à ses opposants, entre deux tour de manivelle des gégènes héritées du glorieux passé français, qu'il n'y a "nul besoin d'apprentissage à la mort alors que ça marche à chaque fois du premier coup", avant de mettre un terme à leur statut d'opposant et de les élever au rang d'homme d'Etat. Les cimetières tunisiens se sont donc agrandis chaque année, la vie politique tunisienne continuait, sans trouble.

La continuelle réélection de Ben Ali au poste de président depuis 23 ans prouve d'ailleurs que l'on meurt la plupart du temps pour longtemps. C'est cette sagesse qui lui aurait permis d'analyser avec clairvoyance la situation politique de son pays et de décider d'en tirer toutes les conséquences, en limogeant son gouvernement et en se retirant de la vie politique en 2014.

Une injuste fièvre démocratique aura interrompu ce grand dessein et Nicolas, tirant les leçons de leur complicité inaugurée en 2008, aura désormais un fidèle compagnon pour l'accompagner à ses cours du soir de droits de l'homme.

#Tunisie | #Ben Ali | #sondage | #cote de popularité

 

Correspondant dans le Microcosme

lire tous ses billets

 

précédent : 14-01-2011

Le préfet de la Moselle muté en Alaska

suivant : 14-01-2011

Le directeur de prison qui couchait avec ses détenues mis en examen pour racolage passif

AUCUNE REPRODUCTION DE CE SITE N'EST AUTORISEE SANS L'ACCORD PREALABLE DU REDACTEUR SUPREME
© Désinformations.com | web-journal satirique 1999-2018 | contact | à propos des cookies | mentions légales