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Sexe, jeu et footing : le nouveau scandale qui secoue l'industrie pharmaceutique

correspondance du Médoc
publié le 01-02-2011

Procès à guichets fermés aujourd'hui au tribunal de grande instance de Nantes. C'est en effet ce mardi que s'ouvre le procès du laboratoire GSK accusé de n'avoir pas informé ses clients des effets secondaires indésirables du Requip, un médicament commercialisé depuis 2003 et prescrit dans le cadre de certains traitements de la maladie de Parkinson. L'histoire que la victime de cette pharmacopée qui a porté l'affaire devant les tribunaux va conter cet après-midi est édifiante. Notre correspondant bien désinformé a pu rencontrer hier un proche très désinformé du plaignant qui lui a fait part de cette terrible descente aux enfers de la désinformation.

Il voyait des jeux partout !
CC Flickr - tempophage

Tout a commencé en 2003 lorsque ce paisible père de famille s'est aperçu qu'un tremblement frénétique incontrôlé l'amenait régulièrement à gratte la case "nul si découvert" de ses tickets de Tac-O-Tac. Les résultats des examens médicaux tombent rapidement. Terribles. Il s'agit des premiers symptômes de la maladie de Parkinson. Très tôt, son médecin lui prescrit du Requip. Les premiers effets du médicament sont encourageants. Le patient se remet au sport en enchaîne les footings, de nuit comme de jour. Tenaillé par une folle envie de participer au marathon de Paris, il augmente les doses et passe son temps de repos à regarder en boucle le dvd de Forrest Gump.

Mais, rapidement, de nouveaux effets secondaires font leur apparition : une addiction au jeu tout d'abord. Finis les Morpions et autres Tac-O-Tac, voilà maintenant les jeux en ligne et, très rapidement, les casinos. Arrive ensuite une troisième addiction, après la course à pieds et le jeu : le sexe. Alors qu'il pratiquait jusqu'alors une très classique position du missionnaire hebdomadaire en fin de semaine, le parkinsonien en sursis se met à éprouver d'irrépressibles désirs qui le mettent régulièrement dans l'embarras et l'empêchent de mener à terme ses objectifs sportifs. Alors qu'il s'apprête à boucler le marathon de Paris 2008 en moins de deux heures trente, il quitte le parcours à hauteur du quai Voltaire pour se jeter sur une vieille dame qui promène son bichon maltais.

Puis tout se met à aller de mal en pis jusqu'à ce jour funeste où la victime pénètre en jogging dans le casino de Nantes, mise deux mois de salaire à la roulette et prend sauvagement la croupière sur la table de jeu. Arrêté par la police puis relâché dans l'attente de son procès, Monsieur X – ainsi l'appellerons-nous – fait le lien entre ces nouvelles addictions et la prise de son médicament. Il obtient un rendez-vous avec la ministre de la santé, Roselyne Bachelot. Un blackout total a été fait sur cette entrevue dont les conséquences seront jugées à huis-clos dans quelques semaines. On ne sait des évènements de ce jour que ce que Monsieur X a bien voulu dévoiler à un correspondant bien désinformé : "Elle était là, à me regarder avec ses lèvres pulpeuses et brillantes, engoncée dans son tailleur rose bonbon... j'ai craqué".

L'Europe entière retient maintenant son souffle dans l'attente de la décision du TGI de Nantes. Des sources bien désinformées nous informent par ailleurs que, inspiré par la démarche récente de Jacques Chirac pour échapper à son procès, Silivio Berlusconi, empêtré dans le Rubygate, songerait sérieusement, dans le cas d'une condamnation du laboratoire GSK, à plaider les effets secondaires d'une prise médicamenteuse pour sa défense.

#médicament | #Parkinson | #Jacques Chirac : Tac-o-Tac

 

Correspondant en Médoc

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