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Lionel Jospin publie «Ma vie en rose»

correspondance de Guernesey
publié le 13-03-2002

A quelques mois du renouvellement plébiscitaire de son mandat, le prince-candidat publie un essai autobiographique sur un parcours qu'il qualifie lui-même "d'aussi divers qu'enrichissant pour l'édification de chacun".

Sa vie en rose, et ça se voit !

On y apprend ainsi comment notre "Conducteur Français" a placé très tôt son parcours sous le signe de l'engagement populaire en prenant par exemple la responsabilité de la cafétéria du mouvement "avenir radieux", un groupement de jeunesses trotskistes, alors qu'il était encore étudiant en psychologie sociétale appliquée.

Parti ensuite pendant cinq années en Union Soviétique où il décroche brillamment son diplôme d'ingénieur en sciences économiques scientifiques avec la mention "parfait", le jeune Lionel retiendra de son expérience moscovite le sens de l'exactitude qu'on lui connaît aujourd'hui. "Perfectionniste, non" précise-t-il dans son ouvrage "je ne suis pas tatillon ; simplement, je ne supporte pas qu'on fasse mal son travail".

A peine diplômé et c'est la guerre qui se porte en Union Soviétique. On retrouve alors le capitaine Jospin au sein d'un bataillon de volontaires étrangers, défendant la cause des travailleurs contre l'envahisseur fasciste à Stalingrad. Deux fois blessé, au cocxys lors d'une sortie à cheval et à l'annulaire "à cause du froid qui nous gelait les doigts et qui fit riper mon couteau en étalant la confiture du petit déjeuner", il sera décoré de la Médaille des Braves ; Staline vint en personne lui tirer l'oreille en un geste affectueux, qui sut toucher le coeur et la mémoire de ce jeune héritier des campagnes napoléoniennes, confronté à son tour aux rigueur du redoutable "général Hiver".

La guerre prend fin et le parcours de Lionel Jospin sera alors ponctué d'une série d'engagements personnels et politiques comme autant de repères pour son entourage, "qui a toujours éprouvé une secrète admiration pour moi" confie-t-il dans l'un de ces moments de confiance privilégiés dont il a le secret et qu'il affectionne de renouveler avec la presse, comme en témoigne par exemple ses dernières confidences transatlantiques au sujet de son malheureux rival déclaré.

"Quoiqu'en pense les éventuels courants déviationnistes, mon parcours est parfaitement ancré à gauche. C'est la raison pour laquelle cette accusation de fascisme m'a étonné sans vraiment me surprendre de la part d'un émissaire du Grand Capital" a expliqué le prince-candidat à la presse lors d'un déplacement à La Bourboule.

En témoigne la liste impressionnante des engagements qui ont ponctué le parcours de l'Homme : couverture médiatique des grèves de 1947 depuis la brasserie "La Cloche" à Lille, où Lionel Jospin avait installé son relais de presse, soutien actif aux fellaghas de Ouarzazate de 1954 à 1962, plusieurs voyage d'étude en Chine Populaire en 1964 et 1965, soutien immédiat aux mouvements étudiants de Berkeley en Californie en 1966, qui débouchera sur une présence active aux côtés de Daniel Cohn Bendit en 1968, où l'on retrouve Lionel Jospin aux "Deux Magots" pour encourager les étudiants français à "continuer le début". En 1975, Lionel Jospin est aux côtés de Pol Pot au temple d'Angkor, d'où il partage la joie populaire de la prise de Saïgon par les troupes Viet-Minh. Dès 1979, son engagement international se confirme avec une mission de conseiller stratégique auprès du commandement soviétique en Afghanistan, d'où il rayonne dans la région et rencontre les populations locales ; il s'imprègne alors des coutumes Bouriates et Khirghizes sur lesquelles il rapportera un somptueux album de photos qui lui vaudra le prix "Populations du Monde".

A partir de 1984 son engagement devient national et il obtient son premier poste de ministre à la Communication Nationale grâce à François Mitterrand qui lui confère sa véritable envergure. "Travailleur, assidu", comme il se plaît à le rappeler lui-même, Lionel Jospin découvre la vie facile des gens de gouvernement et n'aura alors de cesse d'améliorer leur condition, faisant de cette vocation son combat quotidien, qui aboutira près de vingt années plus tard à l'édit de Paris par lequel il rétablit la noblesse dans ses droit.

La suite on la connaît, et dès Juin 2002, les français auront à se prononcer pour renouveler le prince-candidat dans ses voeux, assurant aux pays des lumières la continuité d'un gouvernement éclairé par la pensée danubienne du "Conducteur Français".

Interrogé sur la sortie du livre, Norton C. Ridewell, consultant généraliste international et expert en tout sur tout s'est dit "peu familier des affaires politiques françaises qui demeurent assez impénétrables à l'observateur étranger", mais croit toutefois déceler que "sans être une vague rose, le courant marketing ancré à gauche qui effleure la vie des français devrait assurer à cet ouvrage un honorable succès de librairie".

#Lionel Jospin | #vie en rose | #trotskiste | #2002

 

Correspondant à Guernesey

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