@desinfopointcom
credit33.fr

Le taux du Livret A n'augmente pas : la place financière de Paris échappe de peu à l'état de guerre

du Rédacteur Suprême
publié le 12-01-2012

Les marchés étaient fortement ébranlés depuis quelques jours après la publication des statistiques fatales de l'inflation qui devaient conduire au relèvement à 2,75% du taux de rémunération du Livret A, au lieu de 2,25%. Le gouverneur de la Banque de France a fort heureusement fait remarquer qu'il n'était pas cohérent de réaliser cette augmentation à cause de l'inflation alors que tout porte à croire que celle-ci va ralentir dans les prochains mois. La force logique de ce raisonnement a convaincu le gouvernement UMP qui a suivi l'avis du gouverneur. Cette décision courageuse sera saluée comme il se doit par le CAC40 lors d'une petite fête intimiste dans une brasserie populaire, probablement le Fouquet's. Bernard Accoyer, conseiller du présidentissime en exagération et n'importe quoi, a accepté de nous expliquer à quoi la finance hexagonale, et donc la France tout entière, a échappé.

Livret A
CC Flickr - xtof

Avant d'en venir au fond de son analyse prospective exagérée et n'importe comment, Bernard Accoyer tient à rappeler que le gouvernement a agi sur ce dossier, "comme sur tous les autres", dans un esprit "de responsabilité et en ne pensant qu'à l'intérêt de la France, au-delà des clivages politiques ou de classes sociales". Le conseiller en n'importe quoi souligne aussi que "contrairement à ces socialistes irresponsables qui auraient provoqué sans aucun doute un cataclysme financier, le gouvernement a choisi de ne pas faire miroiter des sommes dérisoires aux petits épargnants afin de préserver la solidité des banques et le triple-A". Une notation AAA à laquelle les classes populaires sont très attachées.

Que se serait-il donc passé si le taux du livret A avait augmenté à 2,75% ? "C'est effrayant à imaginer, plus effrayant encore que la guerre", analyse Bernard Accoyer. D'abord la chute du système bancaire français, et par "effet domino", celle du système bancaire européen : les banques qui ont pu emprunter plusieurs milliards d'euros à la BCE à 1% allaient-elles devoir reverser ces sommes salvatrices sous forme d'intérêts du Livret A à des petits épargnants qui n'ont "qu'une importance limitée dans la stabilité du système financier ?" Après le séisme de la disparition des banques, ça aurait été l'apocalypse : chômage de masse, insécurité galopante dans les quartiers populaires, "voire pire dans les quartiers aisés", explosions nucléaires en série, fermeture administrative du Fouquet's, pluie de sauterelles, morts de tous les premiers nés, invasion de Roms venus racheter à vil prix nos immeubles et nos usines... la liste des plaies qui auraient déferlé sur la France est bien digne d'un "état de guerre".

Un état qu'une fois de plus, par sa clairvoyance promue par Bernard Accoyer, le conseiller du présidentissime en exagération et n'importe quoi, le gouvernement a su éviter, contrairement à "ces irresponsables socialistes qui ne pensent qu'à prendre beaucoup aux banques et aux riches pour donner très peu aux pauvres, à un point qu'on se demande où passe l'argent".

Un débat de fond qui méritait amplement d'être lancé.

#livret A | #Bernard Accoyer | #Banque de France | #Fouquet's

 

Rédacteur Suprême

lire tous ses billets

 

précédent : 11-01-2012

Fin du monde 2012 : la découverte qui change tout sur les Mayas

suivant : 13-01-2012

La perte du Triple A de la France ne fera pas les affaires du Scrabble

AUCUNE REPRODUCTION DE CE SITE N'EST AUTORISEE SANS L'ACCORD PREALABLE DU REDACTEUR SUPREME
© Désinformations.com | web-journal satirique 1999-2018 | à propos des cookies | mentions légales