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La boutade de François Hollande sur l'Algérie, analysée par Sigmund Dubonchoix, révèle un incroyable couac au sommet de l'Etat

du Rédacteur Suprême
publi le 22-12-2013

L'ex-premier secrétaire du Parti Socialiste, désigné à l'Elysée lors de la journée électorale tragique qui fut fatale à l'ex-présidentissime Nicolas Sarkozy, a-t-il dérapé lors du dîner du CRIF ou a-t-il au contraire levé un voile de son inconscient ? C'est cette seconde hypothèse qui a la préférence du professeur Sigmund Dubonchoix. Le psychanalyste des politiques et des stars nous expose sa thèse, bien loin des polémiques qui ont enflé toute la fin de semaine sur les réseaux sociaux, où l'opposition à François Hollande de droite comme de gauche s'est déchaînée, tels Nadine Morano appelant à la "dignité" et Jean-Luc Mélenchon qui se dit frappé de "nausée".

François Hollande saluant son ministre de retour "sain et sauf" d'Algérie

C'est "sur le ton de la plaisanterie", comme le notent nos confrères du journal vespéral de référence Le Monde, bien connu pour sa maîtrise de longue date dudit ton, que François Hollande s'est donc félicité du retour d'Algérie de Manuel Valls "sain et sauf", avant d'ajouter "c'est déjà beaucoup". Une charge d'une rare violence, remettant en cause la capacité de l'Algérie à assurer la sécurité des ministres de l'Etat colonial, et prononcée, circonstance aggravante, "devant les juifs", comme l'a noté la presse locale offensée.

Pourtant, sans minimiser la maladresse, le professeur Sigmund Dubonchoix a analysé pour nous, seconde par seconde, la séquence vidéo de François Hollande lors de son discours devant les Juifs du CRIF :

"Le président, respectueux de la tradition républicaine, salue les ministres présents", décrypte Sigmund Dubonchoix : d'abord Christiane Taubira, "de retour de Guyane", puis Manuel Valls. Or, "paraissant commettre un lapsus lié au salut précédemment adressé à la Garde des Sceaux", François Hollande croit savoir que le ministre du redressement de l'intérieur va quitter le dîner pour partir en Algérie, avant de se reprendre, visiblement sur précision de l'impétrant, et de révéler qu'il en revient. "Aussi incroyable que cela puisse paraître", conclut le professeur Sigmund Dubonchoix, "bien loin de dénigrer le gouvernement algérien, comme le voudraient ses détracteurs, le président de la République ne savait tout simplement pas où était son premier flic !"

Un cas flagrant, pour notre psychanalyste, de censure inconsciente typique de la situation de "rivalité au sommet de l'Etat entre le premier ministre, hyper-protégé par le président de la République qui l'a nommé à Matignon, et ses principaux concurrents, à commencer par le plus populaire d'entre eux", c'est-à-dire le locataire de la place Beauvau.

Prenant connaissance de l'analyse de Sigmund Dubonchoix, l'opposition de droite comme de gauche s'est déchaînée : Nadine Morano dénonce "un président qui montre qu'il est incapable de gouverner puisqu'il ne sait même pas où sont ses ministres", et Jean-Luc Mélenchon, entre deux nausées, fustige "les Solferiniens qui ne sont pas capables de sortir de leurs petits guerres de clans plutôt que de s'occuper des vrais problèmes du peuple".

#François Hollande | #Algérie | #Sigmund Dubonchoix | #Manuel Valls | #Nadine Morano | #Jean-Luc Mélenchon | #Juifs

 

Rédacteur Suprême

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