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Standing ovation gênante pour Manuel Valls face au Medef malgré ses marqueurs de gauche

du Rédacteur Suprême
publié le 27-08-2014

Pour son premier déplacement au-delà du périphérique après la nomination de son second gouvernement, le locataire de Matignon a courageusement pris la route de Jouy-en-Josas où se tient la traditionnelle université d'été du Medef, avec la ferme intention de mater les audacieux qui osent se positionner économiquement plus à droite que lui. Malgré un discours de combat agrémenté de puissants marqueurs de gauche, comme l'en avaient assuré ses conseillers, Manuel Valls a été salué par une standing ovation de l'assistance, les observateurs reconnaissant en lui "un politique enfin à l'écoute et en cohérence avec la ligne que Pierre Gattaz a lui-même fixée".

Manuel Valls, en tenue de gauche

Après avoir garanti qu'il ne faisait pas de "cadeaux aux patrons" (posture mesurée niveau 9 sur l'échelle ouverte des marqueurs de gauche, selon nos sources bien désinformées proches de Matignon), le chef du gouvernement de clarté a qualifié d'"absurde" cette idée qu'il chercherait à faire des cadeaux auxdits patrons (niveau 12 sur l'échelle ouverte des marqueurs de gauche). Il a répondu ensuite à l'invitation du patron des patrons d'"oser les réformes" (niveau 0 sur l'échelle des marqueurs de gauche) en opposant un ferme "cessons d'opposer systématiquement Etat et entreprises" (niveau 15 sur l'échelle ouverte des marqueurs de gauche) suivi d'un cinglant "notre pays crève de ces postures" (niveau 18).

Moral, Manuel Valls a rappelé que "la France besoin de toutes ses entreprises" (niveau 10 sur l'échelle des marqueurs de gauche) et conclu son allocution d'un ultime "les entreprises qui risquent les capitaux de leurs actionnaires créent de la valeur" (niveau 40).

C'est alors que l'inattendu s'est produit : les patrons, dont certains n'avaient pas pu se retenir d'éjaculer sur leur costume trois pièces pendant le discours, tandis que les plus âgés étaient discrètement évacués en état proche de l'épectase, ont réservé une standing ovation à Manuel Valls, couvrant de leur clameur jouissive la saillie finale "et moi, j'aime l'entreprise !", cotée niveau 69 sur l'échelle ouverte des marqueurs de gauche. Heureusement pour l'honneur socialiste, la salle a retrouvé son calme pour s'entendre asséner les dernières piques que leur réservait le tombeur d'Arnaud Montebourg, au sujet du débat "légitime" sur les seuils sociaux (niveau 30), de la "simplification" du chapitre licenciement du code du travail (niveau 45) ou encore du travail le dimanche (niveau 8, une cotation assez faible à cause des anticléricaux primaires qui continuent d'inspirer le socialisme irresponsable).

Cette standing ovation obtenue devant le Medef n'est pas du meilleur aloi pour un chef de gouvernement socialiste dont la majorité irresponsable est si fragile. A la fin de son allocution, et après avoir serré des mains plus poisseuses les unes que les autres, certains patrons n'ayant pas eu le temps de sortir un kleenex pour s'essuyer de leur foutre, Manuel Valls a donc convoqué ses collaborateurs pour comprendre "où on a merdé". La réponse n'a pas tardé à tomber : "le stagiaire a tenu l'échelle des marqueurs de gauche à l'envers", s'est rendu compte un conseiller du premier ministre.

Une réforme a immédiatement été décidée permettant de licencier les stagiaires pour faute lourde. Le stagiaire de Matignon est ce soir le premier bénéficiaire de cette réforme, immédiatement saluée par de nouvelles épectases dans les rangs du Medef.

#Manuel Valls | #Medef | #université été | #Pierre Gattaz | #entreprise | #épectase

 

Rédacteur Suprême

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