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Pénurie de vache qui rit : les humoristes menacent de faire grève

correspondance de Weimar
publié le 20-01-2015

Rien ne va plus au pays de Charlie où l'envolée du franc suisse continue de développer ses conséquences. La hausse du cours du gruyère a durement affecté le prix de la vache qui rit, qui se monnaye entre 20 et 30 euros la boîte en moyenne, parfois jusqu'à 80 euros en Bretagne, la région la plus éloignée du centre de production helvète. De nombreux supermarchés ont retiré la célèbre vache rieuse de leurs étalages, craignant un retour d'image négatif auprès de la clientèle. Conséquence : les humoristes sont privés de leur potion magique secrète.

La Vache rit, mais pour combien de temps encore ?

"Avant d'écrire un article, je partage toujours une vache qui rit avec mes enfants", nous confie Maître Roger, rédacteur suprême de Désinformations.com : "d'une part j'obtiens la paix familiale, de l'autre j'y trouve une délectation suprême, c'est mon caprice fromager".

Et il n'est pas le seul à trouver dans ce sourire bovin la source d'un humour francophone d'aussi bon goût que la petite portion de crème de gruyère. De nombreuses générations de comiques ont perpétué cette tradition, de Devos à Desproges en passant par Murielle Robin et Bérengère Krief (qui les préfère en inhalation). Coluche engloutissait une boîte entière avant de monter sur scène, cause de son léger embonpoint persistant. Même Gad Elmaleh reconnaît en absorber discrètement : "une petite vache qui rit avant de monter sur scène, c'est déjà l'évocation d'un public conquis, ça me met en confiance".

La pénurie de vache qui rit pourrait bien être à l'origine de l'épidémie de premier degré qui sévit en France. Résultat, l'Association des Ménestrels Urbains du Second Echelon (AMUSE) a déposé un préavis de grève : tous les spectacles de one man show seront suspendus ce week-end.

Au ministère de la clarté de l'économie et des finances, on prend le manque d'humour au sérieux : "nous allons faire un exception temporaire à la politique de l'offre lancée par François Hollande en janvier 2014 et mettre en place une relance keynésienne ciblée du second degré", explique Sylvain Dubonchoix, économiste à la Direction de la Dérision. De sources biens désinformées, nul ne sait vraiment en quoi ça consiste, mais ça promet de mettre un peu de poil à gratter dans les actualités.

A Weimar, ville des plus grandes folies et des plus grandes sagesses du monde, on se marre.

#vache qui rit | #franc suisse | #gruyère | #second degré

 

Correspondant à Weimar

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