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Un rickshaw indien UberPop agressé par deux touristes artisans-taxi

correspondance du Microcosme
publié le 26-06-2015

Un conducteur de rickshaw indien été pris à partie par un couple d'artisans-taxi en voyage touristique en Inde, pour les avoir déposés sur le tarmac de l'aéroport international Indira Gandhi de New-Delhi, Terminal 1. Anant Acchavikalpa a eu la peur de sa vie. Hier matin, vers 8 heures, un couple de touristes le hèlent au Connaught Place. Ils veulent se rendre à l'aéroport. Il engage son rickshaw sur la Panchkuian road, afin d'éviter la gare, puis pédale, tranquille, jusqu'à l'aéroport, évitant un groupe de chèvre déambulant sur l'autoroute et deux vaches y faisant une sieste sacrée. Arrivé sur le tarmac du Terminal 1, après avoir salué ses amis de la douane et des forces de sécurité, il demande 100 roupies à ses client, soit 1 euro 41 cents. Le sang du couple d'artisans taxi ne fait qu'un tour : "non aux rickshaws indiens qui volent le pain des braves taxis parisiens !"

Anant Acchavikalpa, réfléchissant à son sort
CC Flickr - Eric Monfort

"J'ai essayé de pédaler pour m'échapper, mais l'un d'eux a bloqué la roue de mon rickshaw, pendant qu'un autre a commencé à me dégonfler les pneus", explique Anant Acchavikalpa, "l'un d'eux filmant la scène avec un smartphone, tandis que l'autre criait «Toi et tes pneus de vélo, on va te crever, t'as pas le droit de faire ça pour juste 100 roupies !»"

Anant Acchavikalpa a pu s'échapper et a pédalé jusqu'au centre-ville, la boule au ventre. "J'ai croisé des policiers qui m'ont dit de leur donner 10.000 roupies si je ne voulais pas qu'ils m'emmènent au poste". Ce qu'il a fait pour ne pas être emmené au poste. "Puis j'ai pédalé jusqu'au centre des rickshaws pour me mettre à l'abri. Le propriétaire du centre m'a dit de lui donner 50.000 roupies si je ne voulais pas être viré..." Ce qu'il a fait pour ne pas être viré.

Anant Acchavikalpa est ensuite rentré chez lui, avec son rickshaw. Arrivé en bas de son immeuble, son propriétaire est alors sorti et lui a demandé 100.000 roupies en plus du loyer s'il ne voulait pas être mis à la rue. Ce qu'il a fait, pour ne pas être mis à la rue.

Anant Acchavikalpa a donc repris son travail le lendemain, hésitant toutefois à transporter des touristes.

Dans le Microcosme, pays aux huit marchés non walrassiens, au climat doux malgré la violence des échanges, gagner sa vie peut coûter cher, surtout en Inde.

#risckshaw | #Inde | #taxi | #UberPop | #tourisme

 

Correspondant dans le Microcosme

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