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Procès de Vilnius : Bertrand Cantat contre-attaque

correspondance des Palais de Justice
publié le 18-03-2004

Bertrand Cantat qui comparaît devant le tribunal de Vilnius pour le meurtre de Marie Trintignant a tenté d'établir qu'il avait agi sous le coup d'une émotion intense due selon lui à l'hystérie de l'actrice. Ce faisant il se réfère à d'ancestrales pratiques qui admettaient que tout bon père de famille pouvait corriger son épouse si cette dernière s'avisait à lui manquer de respect.

Vilnius
CC Wikimedia

Il est vrai que dans l'ancien droit, c'est à dire avant la promulgation du code civil de 1804, le mari était juridiquement le propriétaire de son épouse et de ses enfants. Il avait de ce fait droit de vie et de mort sur les membres de la famille à condition toutefois d'user de ce droit avec parcimonie.

En l'espèce, Bertrand Cantat, scandalisé par les remontrances que lui assénait violemment Marie Trintignant, a estimé légitime de faire cesser immédiatement toute forme de récrimination.

Selon lui le comportement de la victime est constitutif d'une faute de nature à l'exonérer de sa propre responsabilité.

"Elle m'a provoqué alors qu'elle savait bien que je portais des bagues", s'est-il ému.

Cette défense est particulièrement innovante puisqu'elle se réfère à des lois abolies depuis des siècles par notre droit moderne.

Dans la logique de cette stratégie, Bertrand Cantat devrait former une demande de dommages-intérêts à hauteur du préjudice qu'il subit depuis cette "malheureuse affaire" bien qu'il ne nourrisse aucune haine à l'égard de la famille de la victime a-t-il tenu à souligner.

#Vilnius | #Bertrand Cantat |

 

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