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Jacques Chirac et la passion de la dissolution

correspondance de Saint Soluteur les Turins
publié le 13-05-2004

Après que Giscard d'Estaing a révélé à nos confrères du journal "Le Monde" le souhait insistant de Chirac, alors Premier Ministre en 1976, de dissoudre l'Assemblée Nationale, l'ancien secrétaire d'Etat aux affaires Européennes du Président Chirac révèle comment celui-ci l'a harcelé, entre 2001 et 2003, afin qu'il tente de faire dissoudre le Parlement Européen. Malheureusement, aucune disposition politiquement acceptable par les confrères européens ne permettait une telle dissolution.

D’après Jean-Luc Dubonchoix, rapporteur auprès de la caisse des retraites du Parlement, "le PrĂ©sident a une vĂ©ritable passion pour la dissolution des assemblĂ©es". DĂ©jĂ  au lycĂ©e, il avait tentĂ© d'en faire dissoudre le Conseil d'Administration ; puis Ă  l'ENA, nous confie un copain de promo, il avait tentĂ© de faire dissoudre le bureau des Ă©lèves.

Des proches du PrĂ©sident ont confiĂ© Ă  nos enquĂŞteurs en dĂ©sinformance "il n'est pas un seul dĂ®ner entre amis avec Chirac oĂą celui-ci ne ressasse le sujet. A chaque fois il nous fait part d'une de ses nouvelles dĂ©couvertes : telle assemblĂ©e peu connue, ou telle disposition constitutionnelle permettant un mode de dissolution inĂ©dit".

Un autre nous le confirme  "il passe la plupart de son temps libre Ă  se documenter sur les assemblĂ©es et parlements, leur mode de dissolution, puis Ă  envoyer des coups de tĂ©lĂ©phone Ă  tout va pour les provoque".

D'après Jean-Luc Dubonchoix, ce n'est pas la dissolution en tant que telle qui intĂ©resse le PrĂ©sident : "Chirac est un homme politique, pas un homme de dossiers. Ce qui lui plaĂ®t, ce n'est pas la conduite des affaires publiques, ce sont les Ă©lections, les campagnes Ă©lectorales, serrer des mains, visiter les marchĂ©s, fĂ©liciter les commerçants, tenir des meetings, faire des discours publicitaires Ă  la tĂ©lĂ©vision. C'est pour cela que le PrĂ©sident aime dissoudre les assemblĂ©es : pour participer Ă  de nouvelles Ă©lections".

Le PrĂ©sident est joueur, c'est une passion dĂ©vorante, il est prĂŞt Ă  prendre des risques, et tant pis si il perd, comme en 1997 : "les casinos ont des physionomistes chargĂ©s de refouler les joueurs trop gravement atteints. Le monde politique n'en n'a pas", constate Jean-Luc Dubonchoix.

 

Correspondant Ă  Saint Soluteur les Turins

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