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Voyage au bout des Nuits de Sophie, pour public averti (NSFW)

du Rédacteur Suprême
publié le 16-11-2015

Lors du dernier appel à volontaires pour de nouvelles interviews, quatre blogueuses ont répondu dans les 24 heures, dont Sophie et Clarisse, deux blogueuses aux charmes certains et aux pratiques sexuelles qui ne manquent pas d'inspirer abomination et perversion aux bien-pensants, pisse-froid et autres détraqués du djihadisme. La première à répondre fut Sophie, dite «fière et soumise» sur le réseau social à l'oiseau bleu, et co-auteur avec son «Maître» du blog «Les Nuits de Sophie» où le lecteur adulte consentant et averti et la lectrice de même trouveront la beauté des textes et des images. Cette interview est une invitation au voyage dans le monde fascinant du bonheur dans l'esclavage, un voyage que vous ferez en laissant les enfants chez Mamie, car ce n'est pas un voyage adapté aux yeux innocents. Allez les enfants, vous restez chez Mamie, papa et maman reviennent bien vite avec des étoiles dans les yeux...

SoumiseSophie

Sophie, soumise et fière (@SoumiseSophie)

son blog : Les Nuits de Sophie

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Sophie, peux-tu te présenter à nos lecteurs en trois héroïnes de fiction, et pour corser l'affaire, une héroïne française, une japonaise et une italienne ?

Héroïne française : Angélique, marquise des Anges, parce que j'ai à coeur de placer d'emblée la barre haute au niveau des références culturelles, et que cette femme ne cherche qu'un homme, le troublant Joffrey de Peyrac.

Héroïne japonaise : une kunoichi (une femme ninja, parce que si tu veux me piquer mon Maître, je vais chercher mon sabre).

Héroïne italienne : la femme du Parrain, scandaleusement sexy et silencieuse, assise sur l'accoudoir du fauteuil de son homme, ne se levant que pour lui resservir un verre.

Comment et pourquoi as-tu créé le blog «Les Nuits de Sophie» ?

Mon Maître et moi nous sommes connus sur Twitter et avons communiqué dès le début de notre histoire sur ce réseau social. Parallèlement, ayant l'un et l'autre le goût des lettres, nous nous écrivons beaucoup et avons ressenti le besoin de partager nos textes, nos fantasmes et nos intenses aventures. Avec un brin de militantisme, nous voulons également montrer qu'une relation de domination / soumission peut être quelque chose de libre, beau et heureux.

Etait-ce ton premier blog ou avais-tu eu une vie antérieure de blogueuse ? Et si oui, c'était un blog de jour ou de nuit ?

J'ai une modeste vie antérieure de blogueuse avec un blog personnel de jour, multi-sujets (mais se préoccupant beaucoup d'amour) sous forme de billets d'humeur et de partage d'informations. Ecrire est un besoin, et partager, un bonheur !

Qui sont les lecteurs et lectrices de ton blog ? Entretiens-tu des relations épistolaires avec eux ?

J'aime à croire que nos lecteurs sont variés. Je sais que nous sommes lus par des couples Maître / Soumise qui partagent, ou pas, notre façon de vivre cette relation et nos valeurs. Il y a aussi des curieux, qui s'intéressent au BDSM, et aussi des lecteurs qui s'intéressent à notre histoire en particulier. Je pense qu'il y a également des voyeurs, que nous nous plaisons à rendre heureux avec les magnifiques photos que Sir Adriel fait de moi. Ce qui compte, c'est la diversité du lectorat.

J'entretiens des relations par messages privés avec quelques followers sur Twitter, et en particulier, d'autres soumises, mais chut...

C'est bien, pour pécho, un blog de soumise ?

C'est nase. Je ne le recommande à personne. D'abord parce que ceux qui savent lire comprennent tout de suite que je suis très liée à mon Maître, ensuite, parce que parmi ceux qui ne savent pas lire, il y en a beaucoup qui pensent qu'une soumise est une chienne pour l'humanité entière. Je vous laisse imaginer l'élégance des entrées en matière. Quant aux personnes de qualité qui pourraient vouloir jouer avec nous... laissez-moi un peu de recul pour vous répondre !

Ton Maître écrit aussi dans «Les Nuits de Sophie». ça se passe comment, l'écriture d'un blog à quatre mains ?

Très simplement. Quand je suis entièrement ligotée, c'est lui qui écrit. Sinon, nous écrivons chacun de notre côté et nous décidons ensemble des publications. Si je porte mon bâillon boule, je lui fais des signes de tête pour exprimer mes opinions. Et si je ne suis pas d'accord avec lui, il me fouette.

Est-ce que ton «Maître» lira cette interview avant parution ?

Plus sérieusement, je suis soumise, mais libre, et fière. C'est d'ailleurs, je crois, ce qui rend mon don précieux aux yeux de Sir Adriel. Il m'a donné son accord pour vous répondre, et il me fait confiance.

Ce n'est pas angoissant, cette relation « Maître » - « Soumise », avec ce Maître dont le bien-être dépend totalement de toi ?

Je dirais que comme dans toute relation amoureuse, il y a une interdépendance...

Ton interview paraîtra le même jour que celle de Clarisse Calliopé, soumise aussi. Est-ce que les blogueuses soumises se connaissent ? Est-ce que vous avez un lieu de rencontre underground pour partager vos trucs et astuces de soumises ?

Oui, mais j'ai signé une charte de confidentialité, je ne peux pas vous en dire plus, sinon, je dois vous tuer. Sachez simplement qu'en ce lieu, nous échangeons nos secrets d'épilation intégrale toujours nickel, nos bonnes adresses de lingerie ultra hot, et nous nous montrons fièrement les dernières marques d'affection laissées par nos Maîtres.

Comme vos interviews sont publiées le même jour, je vous propose un petit jeu à toi et à Clarisse aussi : vous allez vous poser chacune une question à laquelle répondra l'autre. Oui, je suis conscient de la folle originalité de cette proposition. Voici la question que Clarisse te pose, Sophie :

Comment vis tu ta relation aux yeux du monde ? (A savoir si vous êtes en couple toi et ton Maître, si vous vivez ensemble ou encore si vous assumez envers vos proche votre relation si atypique, etc.)

Mon Maître et moi vivons notre relation intime dans la discrétion, comme la plupart des couples. Quand nous jouons avec d'autres personnes, nous évitons le plus souvent de nous présenter comme Maître et Soumise, car nous savons que cela peut mettre mal à l'aise ceux qui ne connaissent pas ce bonheur.

Le BDSM, en règle générale, souffre de nombreux clichés véhiculés par le porno, et il est très difficile de faire comprendre tout l'amour, le respect et le raffinement qu'il exige à nos yeux. Personnellement, j'aimerais parler de ce que je vis avec mes amies, par exemple, mais j'avance à petits pas. Pour elles, j'ai un amoureux merveilleux, avec qui je ne vis pas, et elles ne m'ont jamais vue aussi heureuse. Ont-elles besoin de savoir le frisson intense qui me parcourt quand il enroule sa ceinture autour de sa main ?

Tu sais que la publication de ton interview dans un web-journal à grande audience comme Désinformations.com va t'apporter encore plus de gloire et de célébrité que celle que tu as déjà légitimement acquise. Es-tu prête à être reconnue quand tu te promèneras dans la rue ou dans les réseaux sociaux ?

Je souhaite juste détrôner ce crétin pervers de Grey qui explore toutes des nuances d'anti-féminisme. Et je ne veux pas être reconnue, je suis une femme honnête, moi, monsieur ! (Comme votre voisine, votre boulangère, ''institutrice de vos gosses ou votre médecin. Bref. Une femme banale.)

Où Maître Roger peut-il t'inviter à dîner pour te faire plaisir ?

Dans un restaurant japonais, pour avoir le plaisir de le voir manier la baguette.

Et Pauline Réage, dans tout ça ?

Cette femme qui a écrit le roman le plus magnifique, le plus complexe et le plus débridé de la littérature érotique, et ce, par amour pour un homme ? Elle est mon modèle, évidemment.

 

#BDSM | #les nuits de Sophie | #soumise | #Pauline Réage |

lire son blog : Les Nuits de Sophie

 

le billet d'avant, le 24-10-2015

Sabrine, sourde, féministe et en colère

le billet d'après, le 16-11-2015

Clarisse, soumise et blogueuse, pour public averti (NSFW)

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