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Madame Z, encore une interview

du Rédacteur Suprême
publié le 11-02-2016

Madame Z a encore créé un blog et, logiquement, Maître Roger l'a interviewée avec l'art caractéristique qui est le sien. L'occasion pour nos lecteurs avertis du caractère de son blog, particulièrement réservé à un public majeur et sortant couvert, de découvrir une femme débordante de vie qui a joué brillamment avec les questions de l'intervieweur suprême en offrant au monde émerveillé ses réponses sublimes à lire sans modération. Avec une mention spéciale pour son talent à enchaîner ses réponses avec des questions à Maître Roger, qui n'y répondra pas ici car c'est lui qui pose les questions, ainsi est la loi, stricte mais juste.

EncoreUneZ

Madame Z (@EncoreUneZ)

son blog : Madame Z

-18

Lorsqu'on arrive sur ton blog, le titre est Madame Z, sous-titre : «encore une» ; et puis c'est tout ; peux-tu dire à nos lecteurs le mot qui manque après «encore une» ?

Encore une fille qui raconte ses histoires de cul / de douleurs / de libertinage / [ajoute le thème de ton choix]

Encore une tape

Encore une pinte

Encore une page

Encore une petite goutte

Encore une pour la route

Ton blog débute le 6 août 2015 lors du récit de ta rencontre avec M***. Quelle était ta vie deux point zéro avant cette date ?

Je suis une blogueuse compulsive et multirécidiviste, une ancienne forumeuse et une ex du Minitel. J'arrête mes blogs quand j'en ai assez, puis j'en reprends de nouveaux. Mais je n'ai jamais parlé de tricot, ni de scrapbooking. A bien y réfléchir, je n'ai jamais parlé de Scrabble non plus.

Par contre, je songe à un nouveau concept de blog sous un format papier. On éditerait des blagues sur de petits papiers rectangles qui entoureraient des barres de caramel impossible à couper avec les doigts. C'est très innovant. On devrait faire fortune en quelques années, si aucun concurrent n'existe sur le marché.

Est-ce que M*** a un rôle dans la publication de ton blog ? Est-il censeur ? Relecteur privilégié ? Lecteur lambda ? Sait-il d'ailleurs que tu écris ce blog ?

Il n'a aucun rôle dans la publication de ce blog. Il ne relit pas et l'homme qui me censura sur la toile n'est pas né (quoique que notre cher fromage et ses histoires d'état d'urgence est né, lui. Et même, il se prend pour l'Elu. Mais je m'égare loin de notre propos)

M**** sait que j'écris ce blog. Il aime le lire, le faire lire à ses amis ce qui lui procure une certaine fierté, d'après ce que j'ai compris.

La seule raison qui me pousserait à lui faire lire mes textes avant la publication serait de nettoyer mes textes les coquilles d'oeufs qui trainent dans les mots et qui croquent sous la dent des puristes. Encore faudrait-il que M*** accepte de faire ce fastidieux travail d'homme de ménage, nu sous un tablier. Ce n'est pas gagné.

Je pousse M*** à ouvrir son propre blog, pour que nous soyons à égalité. C'est qu'il écrit drôlement bien ! Ce n'est pas gagné, non plus.

Tu expliques dans ton blog que tu n'es pas soumise, mais maso. Il y a quelques temps, j'ai interviewé deux «soumises», Sophie et Cassiopé, qui semblent être les deux. La frontière entre «masochisme» et «soumission» n'est-elle pas très mince ?

Je n'ai pas la prétention d'avoir de grande théorie sur le sujet. Je sais ce que j'aime. J'aime la douleur, j'aime avoir mal. Je n'aime pas obéir à une personne. J'aime garder ma liberté à tout instant même si j'aime me dépasser. On pourrait prendre l'image du sportif qui aime aller plus loin, relever de nouveaux défis, progresser même si le sportif ne cherche pas la douleur pour elle-même.

En te parlant, je me dis que je ne cherche pas la douleur de manière solitaire, mais je l'aime partager avec un / une autre. Et puis elle m'excite. Et cette excitation n'a rien de raisonnable. C'est juste au plus profond de moi depuis que je suis gamine. Imaginer et vivre la douleur de la fessée m'excite. Le bruit d'un autre qui se fait fesser m'excite encore plus tout autant que cela me frustre.

Me soumettre au bon vouloir d'un homme me révolte et me coupe toute excitation. Je ne prends aucun plaisir à cette abdication de ma volonté. C'est peut-être là, la différence avec des soumises, mais je me garderais bien de parler en leur nom.

Nous en avons discuté avec M*** récemment d'ailleurs. Il connaît des couples où la femme est soumise. Il me disait que la soumission h24 ou même quelques heures l'ennuient vite. Ce n'est pas comme ça qu'il prend son pied, et moi non plus. Ça tombe bien.

Les deux «soumises» précitées ont chacune un «maître» et toi un «mentor». La frontière entre les deux n'est-elle pas isomorphe à celle de la question précédente ?

Déso, mais je ne connais pas ce mot isomorphe et j'ai grave la flemme de demander à internet tout puissant. J'ai même la flemme d'essayer de comprendre une définition alambiquée.

Un mentor, c'est celui me fait avancer, un plus ancien qui a commencé avant moi. Il n'y a aucun contrat entre nous, ou ce genre de truc. Il n'est pas à moi d'ailleurs. Et encore, je ne sais même plus si je nommerais M*** «mentor». Compagnon de débauche me semblerait plus approprié.

Je n'ai ni dieu ni maitre (enfin sauf maître Roger, cela va de soi) (enfin juste pour lui lécher les bottes, façon de parler évidemment) (Dieu Roger, ça le fait pas de toute façon) (Roger, c'est ton vrai nom ?) (Mettre Roger... tu aimes les plugs ?) (Carl Rogers, tu connais ?) Roger ! [NDRL : fin de la conversation dans l'aviation US]

C'est pratique pour pécho, un blog de «Madame Z» ?

Je ne cherche pas à pécho, il y a déjà suffisamment d'hommes dans ma vie. Ou alors, il va falloir que je me reconvertisse en capitaine de chalutier et je ferai fouetter les marins récalcitrants, nus et attachés à la grand-vergue. Tu veux venir dans ma galère ?

D'où te vient ton aversion pour les andouillettes ? Tu l'as analysée dans le cadre d'une démarche psychanalytique de qualité ? Tu as quelqu'un à qui en parler ?

Pourquoi, il existe des psychanalystes qui ne sont pas des andouilles pures race, élevées sous la mère puis biberonnées au phallus de Freud ? Être juge et partie ne me parait pas être très déontologique. Maintenant, si dans tes lecteurs, il y a un coach sportif, yeux verts, lecteur compulsif, portant des pantalons couleur parme les jours fériés, avec une andouille de bonne qualité et testée par un panel de consommatrices averties, je veux bien qu'il prenne contact. Nous pourrons envisager une collaboration gagnant-gagnante.

Puis-je te retourner la question ? As-tu une bonne andouillette à qui tu peux parler de ta nouvelle obsession d'interviewer des blogueurs parlant de sexualité ? As-tu déjà commencé une analyse virale de ton système de valeurs ?

Je t'ai accordé le droit d'user de toute ta procrastination pour répondre à cette ITW, le feras-tu ?

Si j'ai envie. Comme j'adore raconter ma vie, comme tous.t.es blogeurs.euses qui se respectent, je me suis précipitée sur ton ITW pour que le monde sache enfin que je déteste les andouilles.ettes. J'en profite pour te dire, comme les autres blogeurs.euses, j'ai un égo qui enfle quand on le lèche avec application et générosité.

Tu sais que la publication de ton interview dans Désinformations.com va t'apporter des milliers de nouveaux lecteurs qui deviendront tes fans inconditionnels. Es-tu prête ? Comment feras-tu face à cette nouvelle vie de star ?

Un : je monétise mon blog

Deux : je me paye un psychanalyste de Guéméné doté d'un phallus généreux. C'est pratique les psychanalystes, ça t'écoute sans moufeter.

Où Maître Roger peut-il t'inviter à dîner pour te faire plaisir ? (ni andouillettes ni huîtres à la carte, il va sans dire)

Dans un restaurant, avec vue sur la Méditerranée, qui cuisine le thon rouge, les encornets à l'ail ou les moules sauvages, sert des vins de derrière les fagots et déniche des fromages que même les vaches milka ne peuvent produire. Comment ça ce ne sont pas les vaches qui font les fromages ?

Je profiterai de l'occasion pour tester les bisous dans le cou et te remercier d'avoir fait exploser les stats de mon blog en le lisant dans le détail, lorsque tu as préparé cette ITW. Je sais à quel jour et à quelle heure, tu as agis. Je te ferai chanter, le moment venu.

Quel est ton livre de chevet, en ce moment ?

Cette question est totalement indécente. Je refuse d'y répondre et je suis particulièrement choquée de ton outrecuidance.

Et Monsieur Z, dans tout ça ?

Il n'aime pas non plus les andouillettes. Il aime la discrétion et le baba au rhum.

 

#Madame Z | #mentor | #andouillette |

lire son blog : Madame Z

 

le billet d'avant, le 02-02-2016

Sandra, l'autre interview

le billet d'après, le 13-02-2016

Les trésors d'Emmanuel

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