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Un blog, des mots

Un oulimotien parle de ses maux

du Rédacteur Suprême
publié le 07-02-2018

Un nouveau blogueur des oulimots se présente à nous, heureux lecteurs de Désinformations.com, et il est poète. La joie est grande de découvrir le sieur Charlie, un mâle qui a des mots, et des maux, et qui a mal... enfin, bref, un blogueur à lire de toute urgence après avoir apprécié sa géniale interview par Maître Roger, notre rédacteur suprême bien-aimé. Une interview qui est une fois de plus l'occasion de remercier Popins, créatrice et meneuse d'oulimots.

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Peux-tu te présenter à nos lectrices et lecteurs en un stage idéal, une destination de vacances et une contrainte ?

C'est toujours difficile de parler de soi quand il nous manque une certaine dose de confiance. Je suis ce que certains ont appelé «un accidenté de la vie». Pour ma part je dirais que je suis un quadra échoué en Picardie et qui fait ce qu'il peut pour remonter la pente.

Côté stage idéal, je choisirai la cuisine, pour me perfectionner dans mon métier.

Et le jour où je prendrai des vacances, ce sera pour partir en Nouvelle-Zélande. J'ai toujours été attiré par les espaces divers et variés de ce pays lointain, et ce bien avant que Peter Jackson ne les dévoile au monde avec les trilogies du Seigneur des Anneaux et du Hobbit.

Une contrainte : j'en ai plusieurs que j'essaie d'appliquer quotidiennement, du moins autant que faire se peut. Comme m'aérer l'esprit en me promenant, même s'il pleut ou qu'il neige. Noter sur un carnet, une feuille, tout ce qui me passe par la tête, quelle qu'en soit la nature. On ne sait, ça peut toujours servir plus tard. Et puis essayer de garder la tête froide et ne jamais oublier que tout peut s'arrêter du jour au lendemain.

Quel jour est né ton blog ? Où étais-tu, que faisais-tu ?

Le blog «Un mâle des mots» est né le 17 janvier de cette année. De nombreux textes publiés ici existaient sur une autre version du blog fermée fin 2016, par manque de temps, de motivation... et à cause de problème avec l'hébergeur que tu connais bien (j'espère que tes problèmes de VoIP se sont enfin résolus). J'ai su que certains lecteurs ont été jusqu'à faire des copies d'écran pour me relire aussi souvent qu'ils le voudraient. J'ai reçu de nombreux mails pour m'inciter à recréer un blog, et sous la pression populaire, j'ai fini par céder.

Peux-tu nous donner les clefs de lectures de compréhension des jeux de maux du titre de ton blog ?

Je dois avouer que j'ai hésité un bon moment entre «un mal des mots» et «un mâle des maux». Mais cette seconde tournure me semblait plus explicite. Si mon ancien blog contenait essentiellement des textes à caractère érotique, celui-ci verra plus de billets dans lesquels je me livrerai un peu plus. Je sais que certaines personnes qui me suivent essayent de savoir qui je suis. Que d'autres me font passer pour bien des choses, c'est leur droit. Ce que je peux dire c'est que la musique et l'écriture sont deux moteurs important pour moi. Elles m'ont permis de rester en vie. Et j'essaye de coucher sur ce blog les maux qui sont en moi, pour mieux comprendre qui je suis, afin d'avancer.

Comment vient l'inspiration ?

Alfred de Vigny disait que «la solitude seule est la source des inspirations». Comme je suis plutôt solitaire, j'ai pu me rendre compte qu'il disait vrai. Il est des moments où d'un seul coup les mots viennent, se bousculent dans ma tête. J'écris à mon rythme, sans me mettre la pression pour éviter de bâcler. Dans la journée, la nuit : je n'ai pas de moment privilégié.

J'essaie juste de m'astreindre à une certaine rigueur : écrire dès que je le peux. Parfois je suis (très) inspiré, parfois pas (du tout), la longueur des «séances» peut varier : si je ne suis pas inspiré, je n'insiste pas. En revanche, il m'arrive régulièrement de me coucher le soir et, comme je ne trouve pas le sommeil, de me relever pour écrire. Il m'arrive aussi (mais c'est plus rare) de passer des heures à écrire sans m'en rendre compte. Je pioche aussi bien dans mon vécu que dans la vie de tous les jours pour raconter des histoires.

Il arrive que certains de mes textes soient rédigés d'une seule traite, mais il peut parfois se passer un long moment avant la publication. Je mets mes écrits de côté, je laisse mûrir, puis je les relis ultérieurement. Parfois, je remplace certains mots, je corrige certaines phrases. Parfois je réécris tout un passage. Il m'est même arrivé de supprimer certains textes, parce que je n'étais pas satisfait du résultat. Enfin, quand je juge que c'est acceptable, je publie... parfois des mois après !

Ton blog est sous-titré : «Je n'écris pas pour laisser quelque chose derrière moi, mais pour soulager ma souffrance» ; ton psy te lit ? Il en dit quoi ?

J'ai ri en lisant cette question... Jusqu'à présent, mon psy c'était l'écriture, et ça me faisait beaucoup de bien. Mais il arrive un moment où tu as tant à évacuer, où tu ne trouves pas toutes les réponses, que tu finis par accepter l'idée de te faire aider. Mon psy pense qu'écrire est en effet une bonne thérapie. Je lui ai parlé du blog, mais je ne sais pas s'il a été y jeter un oeil. Peut-être qu'il m'en parlera au cours d'une prochaine séance.

Ça marche bien, ton questionnaire pour mieux connaître tes lecteurs ? Que comptes-tu faire des réponses reçues ?

Oui ça marche plutôt bien, même s'il n'y a pas eu beaucoup de réponses publiées (à la demande des participants). Quand je suis quelqu'un, j'essaye de m'intéresser à la personne qui se trouve derrière, j'aime bien gratter et ne pas m'arrêter à la surface des choses. Mais que tout le monde se rassure : je ne vais rien dévoiler à la face du monde, je ne compte pas compiler les réponses dans un livre ou une étude, c'est juste pour cerner un peu plus les gens avec qui j'échange.

Tu n'ignores pas que la publication de ton interview dans Désinformations.com va susciter un engouement populaire phénoménal, mettant à mal ton souhait de ne rien laisser derrière toi. Comment vis-tu ce paradoxe d'avoir souhaité être interviewé ?

Je panique. J'ai contacté un notaire pour rédiger un testament et laisser des directives pour que le maigre héritage que je laisserai à la postérité ne soit pas dilapidé ni utilisé de manière insensée... J'ai aussi pris un garde du corps, au cas où des lectrices se jettent sur moi dans la rue, et un avocat si la presse à scandale publie des papiers ignobles à mon sujet. Et je planche sur des phrases à répondre à Christine Angot ou Yann Moix si je devais être invité dans «On n'est pas couché».

Depuis que tu connais Maître Roger, comment ta vie a-t-elle changé ?

Je suis abonné à Maître Roger depuis longtemps, et je dois d'ailleurs le remercier pour tous ses live-tweets lors de la diffusion de «L'amour est dans le pré», ou pour ceux de #mavieenreunion. Ils m'ont beaucoup fait rire, notamment certains soirs où le moral était loin d'être au beau fixe. Je te suis d'autant plus reconnaissant qu'être interviewé par un grand comme toi, est un immense honneur, dont je suis extrêmement fier et flatté.

Si Maître Roger vient te voir, où irez-vous dîner ?

On avisera en fonction de nos envies et de l'appétit de Maître Roger. Mais je connais deux ou trois tables plutôt sympathiques ici, cuisine indienne, brochettes, ou petite cantine intimiste.

Quels blogs lis-tu et quels plaisirs y trouves-tu ?

J'avais un peu abandonné la lecture des blogs, mais je m'y suis replongé avec délice il y a quelques mois. Il faut d'abord qu'il y a ce petit quelque chose dans les tweets que je lis qui me donne envie d'aller jeter un oeil sur le blog. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé avec Olyse, Popins, Ju en 12 et Ode. Ensuite, j'ai découvert le blog de certains oulimotiens comme celui de Un joueur parisien de Pidgy ou de ChaCoccinelle sans oublier celui de l'inégalable Maître Roger !

Quelle musique as-tu écoutée pour répondre à cette interview ?

J'ai écouté l'album «Amicalement blues» de Paul Personne et Hubert Félix Tihiéfaine. Tout comme j'aurais pu écouter Stéréophonics, Alan Stivell, Daft Punk ou Kyle Eastwood. Côté musique, j'ai des coups assez divers et (a)variés mais j'ai de plus en plus de mal avec la musique actuelle. Comme le dit Popins dans son interview «La musique, c'était mieux avant» et elle a tellement raison...

Et les oulimots : Pourquoi ? Comment ?

Je suivais la production littéraire de cette aventure sans pour autant me prêter au jeu. Pour une raison simple : quand j'ai vu ce que certains étaient capables d'écrire avec une liste de mots «simples», je me suis senti tétanisé, et pas du tout à la hauteur. Et puis un échange avec Un joueur parisien m'a fait franchir le pas, et je ne regrette pas. C'est un exercice assez stimulant et tellement enrichissant !

 

#mâle | #mots | #maux | #oulimots

lire son blog : Un mâle, des mots

 

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