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Emmanuel Macron : «on ne doit pas abuser de la liberté de la presse»

du Rédacteur Suprême
publié le 25-10-2018

C'est comme toutes les bonnes choses, il ne faut pas dépasser une certaine dose quotidienne. Le plus jeune dirigeant français depuis Bonaparte se défend après une agression inédite sous la Vème République. La scène est d'une violence jamais vue en France. Une journaliste, sans accent notable, interroge Emmanuel Macron sur un sujet qui n'a "rien à voir" avec l'objet de sa visite au salon Euronaval, et celui-ci lui répond vertement que "ce n'est pas le moment" et qu'il en faut pas venir suivre une visite si ça ne l'intéresse pas. Intrigués par l'altercation, nous avons voulu en savoir plus et c'est le nouveau conseiller sécurité et liberté d'opinion à l'Elysée, Adolphe-Benito Dubonchoix, qui a reçu notre Rédacteur Suprême.

Emmanuel Macron lors de son agression

crédit : LCI

"Il faut comprendre l'agacement du Président", explique le conseiller sécurité et liberté d'opinion, "en visite sur un salon militaire, il se fait questionner sur un sujet totalement différent dudit salon". Or, afin de mieux encadrer les réactions de l'opinion face à un locataire de l'Elysée trop souvent mal compris par les gens qui n'ont pas son niveau intellectuel, "et c'est bien dommage mais c'est comme ça, on paye 50 ans de laxisme éducatif post-soixante-huitard", Adolphe-Benito Dubonchoix a décidé qu'il fallait "sécuriser" toute sortie de son patron.

"Pourtant il était à un salon militaire, et même au stand du ministère des armées", objecte notre Rédacteur Suprême, "et il est interrogé sur la demande d'Angela Merkel d'arrêter les ventes d'armes à l'Arabie Saoudite suite à l'assassinat de Jamal Khashoggi : on ne peut pas dire que ça n'a rien à voir".

Le conseiller sécurité et liberté d'opinion, bienveillant et pédagogue, répond : "c'était le salon Euronaval, cet incident avec ce journaliste cosmopolite n'a rien à voir ni avec l'Europe, ni avec la marine, CQFD".

Adolphe-Benito Dubonchoix écourte l'entretien en rapportant cette forte parole d'Emmanuel Macron, "les journalistes qui abusent de la liberté de la presse rendent très compliqué le maintien de la sécurité en France et partout dans le monde". La nouvelle doctrine de l'exécutif, qui n'a "en même temps rien à voir avec une quelconque censure", implique donc que les journalistes soient désormais conscients qu'ils ne peuvent pas interroger le président de la République, ou toute autre personne, sur n'importe quel sujet à n'importe quel moment.

"Il est inutile de polémiquer", conclut Adolphe-Benito Dubonchoix, qui rappelle que "tout le monde est d'accord avec Emmanuel Macron sur ce point, comme le prouvaient les réactions de Jean-Luc Mélenchon, soutenu par Marine Le Pen, suite aux exactions journalistiques dont il a été la victime la semaine dernière".

 

#Emmanuel Macron | #liberté de la presse | #Adolphe Benito Dubonchoix

 

Rédacteur Suprême

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