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Le gouvernement demande aux gens de dépenser l'argent qu'ils n'ont plus pour faire des économies

du Rédacteur Suprême
publié le 31-10-2018

Serait-ce la fin de la politique de l'offre ? Ce matin, François de Rugy explique aux gens qu'ils n'ont qu'à acheter une nouvelle chaudière pour diviser leurs factures de fioul par deux. Les jours précédents, sa collaboratrice Brune Poirson, sub-ministre à l'écologie, leur tweetait que l'achat d'une voiture électrique serait diminué de 8.500 euros grâce aux aides de l'Etat. L'élément de langage de la semaine c'est donc bien le retour d'une politique économique de la demande. Il y a certes quelques maladresses comme celles commises par ces ministres qui portent seuls et courageusement sur leurs frêles épaules la lourde responsabilité de réussir la transition écologique. Explications et décodage avec Sigmund Dubonchoix.

C'est par la chaudière au fioul que viendra la relance de l'économie et la transition énergétique

Il faut en effet être un tantinet maladroit pour proférer ces encouragements à acheter une nouvelle chaudière (4.700€ en moyenne, hors frais d'installation, pour un budget moyen annuel de 1.600€, soit une économie attendue de 800€ et donc un retour sur investissement du nouvel achat dans 5,9 années) ou une voiture électrique (les aides de l'Etat ramènent le différentiel de prix entre une voiture électrique et l'équivalent en voiture neuve roulant à l'ordinaire au niveau d'une Twingo sans options, pour faire moitié moins de kilomètres et ne pas pouvoir recharger en moins d'une nuit). Sans oublier l'excellente Elisabeth Borne qui a, pour sa part, expliqué aux mal-comprenants de la pensée complexe qu'une trottinette électrique (600€) règlera "en même temps" leurs soucis de circulation et de porte-monnaie.

"C'est la maladresse caractéristique de la sortie de l'état de déni", nous explique Sigmund Dubonchoix, psychanalyste bien désinformé des politiques et des stars, "il y a encore quelques jours le gouvernement déniait tout problème de pouvoir d'achat, aujourd'hui il entend qu'il y en a un même s'il n'infléchit pas sa politique : on progresse, maladroitement, mais c'est un début".

Il reste maintenant à franchir la dernière étape : encourager clairement le recours au crédit et donc le surendettement des ménages pour réaliser toutes ces dépenses bonnes pour leur pouvoir d'achat qu'ils n'ont plus aujourd'hui.

"Il suffit de suivre mon exemple à la tête des comptes publics", nous soutient Gérald Darmanin, ministre des comptes éponymes, "j'atteins un niveau supra-soviétique de prélèvements obligatoires, j'allège les impôts des riches et je transferts la charge aux plus pauvres, j'élimine des fonctionnaires y compris dans la police et à Pôle Emploi, et en même temps le déficit se creuse et la dette augmente, dans un contexte de croissance du PIB auquel je ne comprends rien : les gens n'ont qu'à faire pareil que moi, ils se surendettent et tout ira mieux".

Nos sources bien désinformées sont formelles : nous assistons incontestablement au retour de la politique de la demande. "Une excellente nouvelle pour notre petit business", se fécilite-t-on déjà chez un courtier en crédits bien désinformé.

"Bon bon bon... c'est vraiment maladroit... mais on progresse quand même un peu...", soupire Sigmund Dubonchoix, en se resservant un verre d'Armagnac pour finir son huitième café et tenter d'oublier cette vallée de larmes.

 

#gouvernement | #surendettement | #pouvoir d'achat | #François de Rugy | #Brune Poirson | #Gérald Darmanin

 

Rédacteur Suprême

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