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Kaptain Flam nous déclare : la PJ un jour, la PJ toujours !

du Rédacteur Suprême
publié le 16-03-2014

Véritables Daft Punk de la blogosphère de la police judiciaire parisienne, les officiers @PJ_un_jour et @Kaptain_Flam se sont prêtés avec grâce au jeu de l'interview sans concession, pour le plus grand plaisir de nos lecteurs bien désinformés. Lisez vite pour tout savoir sur les blogueurs de la PJ et, plus important encore, lisez leurs blogs. Tous les jours. C'est important.

Kaptain_Flam

@Kaptain Flam et @PJ_un_jour (@Kaptain_Flam)

son blog : PJ en capitale

Comme tout interrogatoire respectueux du Code, vous voudrez bien commencer en déclinant vos pseudonymes, âges et professions ? Chacun votre tour, bien sûr, dans l'ordre et la méthode.

Pj_un_jour, j'ai 39 ans. Chasseurs de bandits de grands chemins.

Kaptain Flam, 36 ans, Officier de Police au sein - pour ne pas dire accroché à la mamelle - de la Police Judiciaire Parisienne

Quand cette grande aventure sur Internet a-t-elle commencé ?

PJUJ : L'aventure "réseaux" a commencée, pour moi, il y a presque cinq années. J'avais pour envie de montrer au grand public un autre visage des flics, que de l'image assez simpliste des contraventions, radar... même si cette lutte a son utilité. La police, ce n'est pas que ça.

KF : Mes parents ont obtenu une connexion 56k en 1994. J'attends toujours le chargement de la première page. Plus sérieusement, ma présence sur le net se résume à des comptes Twitter et Instagram, qui me servent de soupapes de sécurité, et depuis mars 2013 sur le blog avec PJ un jour

Vous avez eu l'idée du blog à quatre mains dès le début ou l'un a rejoint l'autre ?

PJUJ : Nous avons tous deux notre part de responsabilité là-dedans. Le Kaptain voulait écrire. Il m'a demandé un ou deux conseils, et je lui ai, tout naturellement, proposé de me rejoindre.

KF : C'est PJ un jour qui a créé ce blog, en 2009 il me semble et y a posté nombre de billets. Quand l'envie s'est faite sentir pour moi de fouler le papier, nous avons échangé ; et il m'a proposé de le rejoindre plutôt que de partir de zéro.

Connaissez-vous vos lecteurs, de quoi vous parlent-ils ?

PJUJ : Ce sont, en grande partie, des twittos. Et quelques autres, qui sont conseillés par d'autre blogueurs.

KF : La plupart sont issus du réseau Twitter et certains de Facebook. Le relais qui est fait par ces derniers sur leurs propres réseaux en amène d'autres, etc, etc. Pour ma part j'ai rencontré quelques twittos, et ce dont nous parlons en général est qui va payer la prochaine tournée. Par ailleurs il y a eu certains retours via le formulaire de contact, notamment des interrogations venant de personnes souhaitant passer les concours de la Police Nationale.

Est-ce qu'on vous a déjà demandé de faire sauter un PV deux point zéro ?

PJUJ : Ah non, tout ça est bien fini. Lorsque l'on sait que, par endroits, la Police (et parfois même les policiers dans leur véhicule de service) doit payer des contraventions pour ses propres véhicules. Imaginez pour les autres...

KF : Je suis assez médiocre en hacking et je paie moi-même mes propres amendes.

Est-ce que ce n'est pas difficile d'écrire un blog policier de qualité face à la concurrence déloyale des séries télé et des faits divers montés en épingle par les chaînes d'information continue ?

PJUJ : Au contraire, c'est le but. Montrer que les experts, pour nous, c'est un peu la 4ème dimension. On fait ce qu'on peut, avec ce qu'on a. Mais avec beaucoup d'envie, de passion, et de motivation.

KF : Encore faudrait-il établir que le blog est de qualité, quels sont les critères ? Je dois avouer que les séries policières françaises (mais aussi les Experts) nous font une ombre non négligeable, mais nous agissons en sous-main (via des potes Serbes) pour faire grimper notre audience et saper celle des concurrents. Les chaines d'information en continu embauchent encore, fort heureusement, bien assez de stagiaires pour se ridiculiser toutes seules

Est-ce que, vous aussi, vous avez vécu l'arrêt de Julie Lescaut comme un soulagement ?

PJUJ : Julie qui ?

KF : Non, elle me manque terriblement. L'arrêt d'une série est toujours dramatique.

Vous savez que la publication de votre interview à quatre mains dans desinformations.com va vous apporter lecteurs et followers par millions, donc gloire, fortune et admiration pour le merveilleux travail de la police ; comment vous préparez-vous chacun à votre entrée dans le star-system ?

PJUJ : C'est une gestion pas évidente, au quotidien. Mais on va tenter d'y faire face. Personnellement, j'ai tout subdélégué au Kaptain pour faire la promo sur les plateaux tv. Mais aura-t-il assez de jours de congés pour assumer tout cela ? Je ne sais pas. Mais j'ai foi en lui.

KF : Je tente de garder la tête froide, je tente de ne pas dépenser l'argent que je n'ai pas encore touché.

Depuis que vous connaissez Maître Roger, comment vos vies ont-elles changé ?

PJUJ : ça, c'était le premier effet kiss cool. Avant cette "gloire et admiration" dont vous parliez. C'est un pan de vie entier, un vide, qui est comblé.

KF : Je me lève avec le sourire et vais au travail en marche avant.

Quelle musique avez-vous écoutée pour répondre à cette interview ?

PJUJ : Lady Antebellum, "Need You Now", en version acoustique... tout un programme...

KF : "I'm a good man", de Raphaël Saadiq

Alors, heureux ?

PJUJ : Plus qu'hier, et bien moins que demain.

KF : Il est urgent d'attendre

 

#police judiciaire | #Daft Punk | #PJ | #Paris |

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