Désinformations.com

Après la défaite à Miss France, l'indépendance de la Corse s'impose, selon Gilles Simeoni

du Rédacteur Suprême
publié le 17-12-2017

Le président de la nouvelle assemblée unique de la Corse n'a pas mâché ses mots après l'humiliation subie à Châteauroux par la représentante de l'île de Beauté lors du concours Miss France 2018. «Première dauphine, c'est le coup d'Etat colonial de trop pour obliger la Corse à se plier au diktat continental des choix inadaptés aux spécificités de la Corse», invective Gilles Simeoni, qui promet de mettre en oeuvre le processus d'indépendance «dès lundi, après la sieste».

Corse, terre de Miss

crédit : CC Flickr - Lori Branham

Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni ont convoqué au téléphone le président de la République qui, au lieu de regarder Miss France, fêtait son anniversaire en toute intimité (deux cents invités, quatre-vingts danseuses nues, un château renaissance privatisé pour l'occasion). «Vous devez vous excuser et réparer l'affront subi par la Corse», ont prévenu les dirigeants indépendantistes alors que la victoire de Miss Nord Pas de Calais venait d'être annoncée par Jean-Paul Gaultier, co-président du jury.

Ils rappellent aussi le précédent de Miss France 2016 lorsque Jean-Gilles Dubonchoix, ministre corse de la beauté corse, voulait retirer Miss Corse du concours et la faire participer directement à Miss Univers. A l'époque, François Hollande, président irresponsable élu après le drame électoral que l'on sait, avait pu proposer une synthèse qui satisfaisait toutes les parties.

«L'heure n'est plus aux compromis Dubonchoix-Hollande», déclarait cette nuit Gilles Simeoni, qui annonce que «Miss Corse n'a pas pas besoin de passer pour le continent pour concourir à Miss Univers».

Avant de raccrocher au nez des dirigeants corses courroucés, Emmanuel Macron, interrompu alors qui allait entamer une danse des canards avec ses invités et les danseuses nues de Chambord, a assuré qu'il n'est «pas bouché à l'émeri et prêt à porter le dossier Miss Corse dans le cadre du débat républicain, aux heures ouvrables». Une mâle déclaration qui sonne comme une nouvelle provocation contre la Corse, «qui décide elle-même de son cadre républicain et de ses heures ouvrables», nous assurent ce matin Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni.

 

#Miss France | #Miss Corse | #Gilles Simeoni | #Emmanuel Macron

 

Rédacteur Suprême

lire tous ses billets

 

le billet d'avant, le 11-12-2017

One Planet Summit : la France critiquée pour le bilan carbone des obsèques de Johnny Hallyday

le billet d'après, le 17-12-2017

La victoire de Miss Nord Pas de Calais fragilise Laurent Wauquiez

AUCUNE REPRODUCTION DE CE SITE N'EST AUTORISEE SANS L'ACCORD PREALABLE DU REDACTEUR SUPREME
© Désinformations.com | web-journal satirique 1999-2018 | à propos des cookies | mentions légales