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L'interview de Cali Rise, et le monde est plus doux

La proprio d'Impudique Magazine tombe sous le charme de Maître Roger

du Rédacteur Suprême
publié le 10-12-2018

En cette époque troublée où la traversée de nos villes et de nos ronds-points est bordée d'une sinistre vague jaune fluo disgracieuse, il était plus que temps de retrouver les joies simples de la beauté de notre éternelle humanité et des photos en noir et blanc dont le grain émeut chacun, autant que chacune, sans mesure. N'écoutant que son devoir d'offrir ces joies simples à l'humanité frémissante d'impatience, notre Rédacteur Suprême n'a pas hésité à interviewer Cali Rise, proprio d'Impudique Magazine, webzine d'avant-garde érotique littéraire et politique. Un webzine à ne pas glisser sous tous les yeux, et en particulier ceux des âmes insensibles aux charmes surannés du noir et blanc, ainsi que des jeunes de moins de 18 ans qui auraient récupéré le code du contrôle parental. En revanche, l'interview est tous publics, lisez et aimez Cali Rise.

Calirise

Cali Rise (@Calirise)

son blog : Impudique Magazine

Peux-tu te présenter à nos lecteurs selon une dissertation en trois parties : qui voudrais-tu être ? Qui ne voudrais-tu pas être ? Qui es-tu peut-être ?

Je ne voudrais pas être une autre que moi. Les coups que j'ai reçus m'ont forgée telle que je suis aujourd'hui.

Je suis une femme, je suis libre. En tant qu'écrivain et femme libre, j'observe la vie et celles et ceux qui la traversent avec une curiosité sans cesse renouvelée. Je suis hypersensible, hyperémotive, perfectionnisoste, rarement satisfaite de ce que j'ai créé. Je suis cérébrale et animale. Amoureuse, peut-être.

Quand et comment as-tu créé ton webzine Impudique.net ?

Impudique existe depuis une petite quinzaine d'années, à peu près. Je n'ai pas vraiment la mémoire des chiffres... Fin 2003, je crois, un ami m'a parlé des blogs et d'une plateforme : 20six. J'ai observé et lu pendant quelques mois certains blogs éditoriaux et, début 2004, j'ai ouvert les miens en publiant des billets noir et rose mais aussi un pseudo journal intime. J'avais un énorme besoin de créer sous une forme différente.

20six était alors une plateforme qui offrait une grande capacité de contenu. C'est aussi cette « communauté » qui a lancé les premiers apéroblogs, ancêtres des apéros des réseaux sociaux. Très vite je suis entrée en contact avec des photographes connus qui ont accepté que leurs oeuvres illustrent mes textes érotiques.

Très vite aussi, j'ai eu la chance d'être repérée par le fondateur du webzine Le Mague. J'ai publié des critiques littéraires et musicales et réalisé plusieurs interviews en tant que web-journaliste.

Et puis, en 2010, Franck Splenger (éditions Blanche) m'a proposé de participer à un recueil de nouvelles écrites par des femmes, Folies de Femmes... Dès lors, tout s'est enchaîné. Comme je déteste l'être, j'ai créé mon propre webzine : Impudique devenu depuis Impudique Magazine.

Quel vide sociétal cherchais-tu à combler en créant Impudique.net ?

Je ne suis pas certaine d'avoir cherché à combler quoi que ce soit. Impudique est née de rencontres avec des journalistes, des éditeurs, des écrivains, des artistes, des auteurs francophones. Ces années étaient créatives et récréatives. C'était le bon timing, le bon tempo. Par exemple, Questions de vues, l'interview ambiguë est née à Pornic où un ami avait accepté de jouer mon chauffeur de maîtresse pour m'accompagner au lancement de la nouvelle formule de l'Auberge la Fontaine aux Bretons. Lors d'une conversation dans un bistrot avec vue sur le port...

D'autres rubriques ont été créées pour répondre à la demande de partenaires qui avaient besoin de publicité pour leurs événements culturels : des jeux étaient organisés pour gagner des places pour une pièce de théâtre, un concert... Ou encore, des jeux autour de l'écriture.

Impudique offrait un espace pour s'exprimer à différentes niveaux, c'était alors un webzine d'avant-garde érotique littéraire et politique qui avait beaucoup de lecteurs. Les professionnels me disaient qu'ils ne trouvaient pas cela ailleurs : un mélange de liberté, d'insolence et de rigueur. Impudique Magazine est toujours là mais pour l'heure, j'ai moins de temps à lui consacrer : je travaille à l'écriture d'un roman, « THE LOVESICK MAN, L'homme qui parlait aux oiseaux ».

Certaines rubriques de ton webzine ne sont plus alimentées depuis plusieurs années, « musique » par exemple depuis 2012 ; pourquoi ?

Je suis toute seule aux commandes. Ecrire des critiques littéraires et musicales et des live reports, retranscrire des interviews tout en écrivant des feuilletons érotiques, des nouvelles et des romans demande beaucoup de temps. J'ai dû choisir et donc renoncer à poursuivre certaines rubriques.

Tout le monde a remarqué maintenant que le rangement et moi n'étions pas amis... Je suis une bordélique organisée doublée d'une feignante hyperactive.

Dans ton édito en page d'accueil d'Impudique.net, tu précises «je suis Charlie et jusqu'à la fin je resterai Charlie» ; c'est quoi, la fin ?

Cet édito est en ligne depuis la sortie de mes deux romans parus chez Hachette avec en toute fin d'article, la pancarte « JE SUIS CHARLIE et jusqu'à la fin je resterai CHARLIE ». La fin, c'est la mienne. Je ne supporte pas l'injustice. Je ne supporte pas d'être muselée. Je ne supporte pas qu'on m'impose des idées qui ne sont pas les miennes. Je ne supporte pas qu'on tue pour des croyances religieuses ou à cause de croyances religieuses. Alors, tout en respectant la loi, mon côté rebelle s'opposera toujours aux dictateurs, quels qu'ils soient ! C'est mon combat quotidien.

Comment t'es venu le désir d'être interviewée par Maître Roger dans son web-journal satirique depuis 1999 ?

C'est Maître Roger qui désirait m'interviewer. J'ai fini par céder à son charme. C'est fou, non ?

Tu n'ignores pas que la vie de toutes celles qui ont été interviewées par Maître Roger a été profondément bouleversée. Comment te prépares-tu à ta nouvelle vie d'après l'interview ?

Pour tout t'avouer, j'envisage difficilement l'après. Il existe une organisation mondiale d'entraide du même type que les DASA (Dépendants Affectifs et Sexuels Anonymes) ?

Si Maître Roger t'invite à dîner, quel restaurant te fera plaisir ?

Un restaurant où l'on peut dîner et bavarder sans avoir à hurler pour se faire entendre, où l'on mange des plats simples mais gourmands. Précisions : je mange de la viande mais pas de poisson cru. Ou pas encore.

A quelle heure et quel jour l'invitation ?

Quelle musique as-tu écoutée pour répondre à cette interview ?

Le crépitement des bûches et le ronronnement des flammes dans l'âtre.

Et la pudeur, dans tout ça : mythe ou réalité ?

Répondre à cette question risquerait d'en jeter le voile. Alors... joker !

 

#Cali Rise | #Impudique Magazine | #érotique

lire son blog : Impudique Magazine

 

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